Les bons gars
Publié : 22 janvier 2012 Filed under: Anecdote actuelle | Tags: amour, choix, engagement, femme, homme, intense, relation, relations Laisser un commentaire »Maintenant qu’on a presque fait le tour de son histoire amoureuse (presque, il manque encore ici quelques pièces au casse-tête) on pourrait se demander après avoir lu ça, si elle ne se voit pas comme une victime.
Pas du tout.
Une victime n’a pas de pouvoir sur son sort et elle a toujours refusé de se voir ainsi. Puis les années le lui ont prouvé, du pouvoir sur sa vie elle en a. C’est peut-être le discernement qui lui fait défaut quand le coeur est concerné. Une série de mauvais choix. Domper les bons gars pour quelques moments intenses avec les bad boys. Oublier qu’entre les deux il y a son coeur qui en prend plein la gueule.
Parce que pour vrai, tomber toujours toujours sur le mauvais gars c’est pas possible – je refuse que ça soit possible. Elle en a connu des bons gars et c’est malheureusement à ceux là qu’elle a brisé le coeur. Juste retour des choses selon certains, disait-on précédemment.
Daniel, comme Patrice, Eric, Stéphane et Ghyslain. Des vrais bons gars qui lui font autant d’effet qu’un bas beige pâle. Pas qu’ils ne sont pas brillants ou mignons, chacun à leur façon. Pas qu’ils se sont pas tout-ce-qu’il-faut. Seulement, ils sont arrivés dans sa vie chacun à des moments où elle leur a préféré autre chose, ailleurs, avec d’autres plus colorés.
Et maintenant.
Maintenant, pas de regrets face à tout ça. Jamais de la vie! Mais elle a appris, et vieilli. Bof. Elle recommencera, soyons honnête. Avec peut-être un peu moins d’étincelles, avec peut-être un peu plus de discernement. Souhaitons-le.
Des mots
Publié : 13 janvier 2012 Filed under: Anecdote actuelle | Tags: Elle Laisser un commentaire »Des mots qui démangent le bout des doigts. Des mots de quelques lettres, pourtant si lourds à porter. Des mots qu’on ne veut jamais entendre, qu’on veut oublier, qu’on n’a pas envie de dire. Des mots qui brûlent à trop les garder, qui tuent à trop les entendre, qui hurlent en silence. Que des mots, pourtant.
Elle aurait aimé mieux qu’il la gifle. Ses mots auront laissé des marques plus profondes, des blessures plus cuisantes que toutes les gifles du monde. Elle aurait aimé mieux qu’il la frappe, comme ça elle aurait su tout de suite qu’elle allait avoir mal si elle restait. Elle est restée, parce que rien que des mots.
Puis les silences. Elle aimait les silences, avant. Ses silences à lui sont remplis de menaces, de non-dits qui font saigner le coeur, d’espoirs jamais comblés, de rancune et fourberies. Elle aime les silences à nouveau maintenant qu’il n’en fait plus partie. Elle soigne ses plaies, avec des mots nouveaux.
Le Mécano
Publié : 10 janvier 2012 Filed under: Anecdote d'hier | Tags: Elle, femme, homme, relation, relations Laisser un commentaire »Le Mécano – c’est son vrai nom bien sûr – n’est ni gentil ni riche et surtout pas intelligent mais beau, dans son genre. Le Mécano c’est un bloc de testostérone, un homme des cavernes qui roule en Honda et qui enfile les cafés cognacs comme personne d’autre. Le Mécano, il avait décidé qu’elle finirait dans son lit. Après plusieurs partie de billard où elle l’avait laissé faire toutes les gageures impossibles parce qu’elle gagnait tout le temps de toute façon, elle a fini par en perdre une. Bonne joueuse, elle l’a laissé avoir son prix. Elle y a pris goût. Ohhhh.
Il avait une sale habitude le Mécano; il voulait toujours jaser “après”. Elle ne s’en cachait pourtant pas, c’était souvent dit, jaser “après” c’est vraiment pas son activité favorite. Autre sale habitude du Mécano; il n’écoutait pas. Il jasait, donc. Il jasait de comment il allait arrêter les cafés cognac dès demain, de comment il pouvait pimper son garage pour arrêter d’avoir l’air d’un mécano malpropre dès la semaine prochaine, de comment il allait tout régler ses problèmes financiers demain, juste après avoir jeté le cognac. Ce cher lointain Demain.
Elle s’est vite tannée du Mécano, de son village de gaulois et du cognac cheap. Déjà à cet âge, elle en avait marre des relations qui ne menaient à rien. Elle en voulait, elle, des Demains qui existent pour vrai. Puis elle ne voulait surtout pas rester là et se dire qu’elle en partirait un jour, demain, jusqu’à toujours. Or, comment expliquer à Mécano cro-magnon qui n’écoute jamais qu’elle en a assez de lui? Pas besoin de mots. Elle lui a déniché une schtroumpfette en mal d’amour, fraichement arrivée dans le coin. Exploitation de la faiblesse.